L'histoire

L'histoire du projet Otesha a débuté en février 2002, lorsque Jessica Lax et Jocelyn Land-Murphy, deux jeunes femmes canadiennes, ont fait un voyage au Kenya, un pays d’Afrique orientale. En quittant la bulle confortable dans laquelle elles vivaient au Canada et en voyant toute cette pauvreté et cette inégalité, elles se sont senties désespérées et frustrées. Elles ont commencé à se demander si les gestes et choix qu’elles faisaient tous les jours, au Kenya et chez elles, jouaient un rôle dans toute cette situation. C’était dur pour elles de s’apercevoir que leur manière d’utiliser les ressources comme l’eau et l’énergie, et leurs choix de consommation, comme leur linge et leur bouffe, pouvaient en fait contribuer aux problèmes qu’elles voyaient. Mais elles ont vite réalisé que si elles contribuaient à un problème à cause de leurs choix, elles avaient donc aussi l’occasion de faire partie de sa solution en effectuant de meilleurs choix quotidiens. Elles ont trouvé de l’espoir et de la motivation à essayer d’être, comme Gandhi disait, le changement qu’elles souhaitaient voir dans le monde. En adoptant une perspective différente et en mettant un peu de pep dans leur démarche, elles se sont vues et ont vu les problèmes dont elles étaient témoins autrement. Depuis, Jess et Joss n’ont jamais été les mêmes. Pendant que leurs actions positives prenaient racine, leur désir d’encourager d’autres personnes à consciemment faire des choix transformateurs a aussi commencé à germer.

« Otesha » est un mot souahéli (une langue d’Afrique orientale) qui signifie « raison de rêver ». À la suite de leurs expériences au Kenya, Jess et Joss ont rêvé d’un projet qui regrouperait trente-trois jeunes traversant le pays à vélo tout en faisant des présentations sur l’impact de nos choix personnels dans le monde. Par respect pour l’expérience dans lequel ce rêve est si profondément enraciné, elles ont décidé de nommer leur projet « Otesha ».

À l’été 2003, cette équipe de vélorutionnaires (dont beaucoup sont aussi des auteurs de ce livre!) a fait circuler ce message dans des centaines d’écoles, centres communautaires, camps d’été et salons privés, à coups de pédale et avec une performance théâtrale hilarante. Cette satire met en scène les choix matinaux auxquels un étudiant du secondaire moyen est confronté entre huit et neuf heures du matin. La pièce est composée de six scènes distinctes dans lesquelles l’étudiant : fait sa toilette, s’habille, regarde la télé, prends un café, prépare son lunch et se rend à l’école. Chaque chapitre de ce livre correspond aux scènes de cette satire.

De 2003 à 2004, plus de 20 000 personnes ont vu les présentations d’Otesha, et ce nombre ne cesse de grandir. En fait, tu en as peut-être vu une toi-même! Si c’est le cas, tu sais sans doute que l’idée n’est pas seulement de poser une seule action ou d’acquérir plus de connaissances au sujet d’un seul enjeu. Loin de là! Le but de toutes les activités d’Otesha, et de ce livre, est d’inspirer une révolution dans notre manière de concevoir le monde et le rôle que nous pouvons chacun y jouer. Et on ne parle pas seulement d’allumer une petite étincelle ici. On parle de partir un vrai gros feu de joie : une méga révolution durablement joyeuse, écologiquement tripante, débordante de passion et passionnément créative! Tu vois, comme « Oteshaiens », on croit sincèrement qu’aucune action qui vise à changer le monde n’est complète sans une bonne grosse dose de fun, un ingrédient inépuisable!

« Nous sommes complètement bouleversées par la générosité, l’appui et le partage d’espoir des Canadiens dans la réalisation du rêve Otesha. Le projet est en réalité un projet de la base, et sans votre appui, nous aurions abandonné, il y a déjà longtemps. Nous en sommes reconnaissantes à jamais. Merci! »
-Jocelyn et Jessica

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